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Les derniers articles du blog

9 mai 2018

Solitude du cycliste con en sa station

par
Enfin ! Échoué en solitaire en ce jour de pont non-avoué à la station en bas de chez moi, il trônait là, humble et vert anis, sèchement rangé dans son rack comme un toast oublié dans son grille-pain disjoncté.
En près d'un an d'interminables travaux, d'absence de service, et dysfonctionnements divers, j'ai perdu l'automatisme du geste. Mais le Velib c'est comme le vélo : ça ne s'oublie pas. Carte au poing, nourri du naïf espoir d'une mobilité urbaine à prix réduit, je m'élance aérien et majestueux, quoi qu'encore troublé des conséquences digestives d'un Mojito frauduleux trop vite avalé la veille, vers la station aride.
Tout s'annonce bien, je n'ai besoin d'appuyer qu'a trois reprises sur le bitoniau pour que l'écran m'indique une possibilité de prise de cycle. Je passe donc ma belle carte Metropole-Velib-Smovengo-HidalgoDemission sur l'écran LCD de type Gameboy-Tetris-1989 prévu à cet effet. Au terme des trente secondes de moulinage réglementaires, il m'affiche enfin un - Go ! - aussi inhabituel qu'encourageant. Prenant bien soin de ne pas être regardé et d'ainsi ne pas attiser les convoitises ("- Oh Putain l’enculé de sa mère, il a réussi a avoir un Velib : vite attrapez-le !"), je tire l'air de rien sur l'engin vélocipédique à indicateur de vitesse intégré et verrouillage électronique centralisé plus connu dans nos lointaines provinces par-delà la frontière interdite de la Porte d'Orléans sous le nom de "vélo". C'était trop beau, l'objet me résiste, j'insiste et je sens monter dans mes veines le vinaigre de cette colère qui pousse parfois les plus gauchos-metrosexuels d'entre nous à hurler la pire prose de réac en pleine rue et révéler ainsi à la ville blasée le timbre testostéroné de leur voix la plus masculine possible, quelque part entre Arnold et Willy : 

"- PUTAIN DE BORDEL DE MERDE A LA CON DE VELIB DE MERDE QUI ROULE JAMAIS, CASSE LES COUILLES CHIER !"

La prise de position est suivie d'un petit coup de pied, discret mais efficace, dans la roue arrière de la carcasse bloquée du truc cher et inutile dont j'aperçois sur l’écran qu'il me décompte du temps d'utilisation. La morale de cette histoire qui me met en jambes pour la journée sera : Velib,ce n'est pas parce que vous en voyez encore qu'ils fonctionnent parfois.


28 janvier 2018

Jawad et la lol barbarie

par
PTDR, MDR, Des barres ! Oui oui il est rigolo le neuneu. Trop fort. On se marre bien avec Jawad Bendaoud et les retranscriptions du procès du logeur des terroristes qui ont tué 130 personnes et en ont blessé 410 autres au Bataclan, au Stade De France et aux terrasses des cafés parisiens en novembre 2015.

Et dire que nous sommes les premiers, citoyens de première classe internationale, à se moquer d’un Trump dangereux parce qu’abruti. Alors oui le Nabilla de la tuerie de masse est si drôle, de l'essence à buzz, du générateur de mèmes... Et grâce aux live tweet des journalistes, en oubliant son CV de criminel quand on rappelle systématiquement le sien à Bertrand Cantat dès qu’il s’exprime publiquement, le procès de Jawad devient le premier exercice de lol justice en temps réel, un nouveau genre entre BFM et Rires et Chansons. Drame sur le drame, vu la débilité de l’époque et le capital sympathie que le truand emmagasine : il y a désormais un risque non négligeable que Jawad Bendaoud devienne chroniqueur chez Cyril Hanouna. 

A la question du moment : La naïveté de Jawad Bendaoud est-elle feinte ou non ? J’en rajoute une autre : Est-ce que cela doit changer notre regard ? Soit ce type est assez naïf (mais adulte responsable jusqu'à preuve du contraire) pour ne pas s'être rendu compte qu’il hébergeait des terroristes et c’est très grave. Soit ce type savait, a fermé les yeux, et il nous manipule depuis le début et c’est très grave. Dans les deux cas, sous la forme de nos ricanements cons, lui bénéficie maintenant de notre complicité.
 

16 décembre 2017

La communication téléphonée et consensuelle de Jean-Michel Blanquer

par
Dans la galaxie des ministres de Frère Emmanuel reconnaissons l’habileté du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, dont le timing et le contenu de la prise de parole sont au diapason des attentes médiatiques. Malgré sa ligne « en même temps » libérale (l'école ce sera mieux demain) et réactionnaire (l'école c'était mieux avant), l'ex-boss de l'ESSEC avance en esquivant le conflit, mieux, en générant du consensus. Quitte à se répéter, il bat la cadence d’un agenda média en rassemblant sur du « bon sens ». Exemple : sa récente prise de position sur l’interdiction du portable à l’école qu'il nous ressort pour la troisième fois en huit mois. En mars 2017, Macron dans son programme promet d’interdire le portable à l’école. En septembre 2017, Blanquer déclare dans L'Express qu’il veut interdire le portable à l’école. En décembre 2017, Blanquer réaffirme, cette fois-ci sur RTL, qu’il va interdire le portable à l’école.


Blanquer ne s'y trompe pas, comme pour le retour des chorales (qui ne sont jamais parties) et de l'uniforme à l'école, cette thématique de proximité est à la fois la garantie de bonnes ventes pour les quotidiens et de bonnes audiences pour les talk-shows qui mettront le sujet en Une. De la gauche à l’extrême droite, l’écrasante majorité des Français est pour cette interdiction. Le sondage Ifop du 14 décembre confirme que 94% des Français sont favorables à l'interdiction du téléphone portable à l'école. Comme souvent avec les sondages, tout est dans la question. On demanderait aux mêmes  : "Laisseriez-vous aller votre enfant seul à l'école sans téléphone portable ?" et on obtiendrait  le même score de 94% de "Non". Tout le monde semble s’accorder sur le fait que c’est à l’école de corriger des comportements et des pratiques non-corrigées, subventionnées, voire encouragées par la famille.

L’arbre du bon sens qui cache la forêt de la réforme

Nul n’est censé ignorer la loi et surtout pas un ministre. L’interdiction du téléphone portable dans les classes existe depuis 2010 (Art. 183 de la loi 2010-788 du code de l’Éducation). Dans sa quête pas très discrète du consensus, l'ami de l'institut Montaigne aurait pu tout aussi bien interdire l'usage ou des armes ou de la drogue à l'école.

En l'état, appliquer cette interdiction du téléphone est impossible. Les enseignants n’ont pas le droit de fouiller les élèves et le taux d’encadrement dans les écoles françaises est le plus faible des pays de l’OCDE. Il faudrait donc employer massivement du personnel dédié, bref engager des vigiles du privé puisque les mêmes gouvernants nous rabâchent qu’il y a trop de fonctionnaires. Comment justifier que l’on engage massivement pour l'école des personnels qui n’ont à priori rien à voir avec l’enseignement ou même l'univers scolaire alors que le nombre de postes proposés en 2018 aux concours des enseignants baisse dans toutes les matières, jusqu'à 25% dans certaines [1] ?

Si l’on opte pour une détection automatisée, il faudrait donc installer des portiques de détection à l’entrée de chaque établissement scolaire et que chaque élève passe en ligne comme à l’aéroport. Pour un bahut de 600 élèves avec début des cours à 8h, cela impliquerait une arrivée à 6h. Les parents veulent-ils vraiment ça ? Se pose également la question de la consigne et de la gestion des téléphones avec construction (et entretien) de casiers individuels. Là aussi : qui, comment, combien ? Interdire le téléphone à l'école va coûter cher, très cher.

Alors quelle est la raison d’un tel barnum médiatique autour d'une interdiction incantatoire et inapplicable (à moins d’entamer de grands frais à l’encontre des dogmes de rigueur), le tout pour une question qui tient plus de l'éducation à la maison que de la législation scolaire ? Pour ne pas trop s'attarder sur une ligne idéologique qui pourrait fâcher : privatisation rampante de l’Éducation nationale, disparition du bac, mise en concurrence des établissements scolaires et, indirectement, en favorisant les dysfonctionnements sur le terrain, l'accompagnement du business en pleine croissance du soutien scolaire payant et des écoles privées.

Parce que oui l'école va mal : elle n'est pas assez rentable pour beaucoup de monde.

28 octobre 2017

Le logement social au-dessus de tout soupçon

par

"Paris : l’élue France insoumise Danielle Simmonnet occupe un logement RIVP loué très en-dessous du prix du marché" France-soir, 26/10/2017


Avalanche de réactions indignées en ligne. Non pas sur le prix du marché braves gens, mais bien que l'on puisse habiter (une élue de gauche qui plus est) dans un appartement qui ne respecte pas cette logique de marché.

Le cas Simmonnet, qui n'est d'ailleurs pas dans un logement social, et les commentaires outrés sur ce que doit être ou ne pas être un HLM, ont le mérite de nous interroger sur la question de la mixité sociale.

Quels logements sociaux voulons-nous ?

L’argumentaire de Danièle Simonnet "ne voulant pas se loger dans le privé" car ce serait "enrichir un propriétaire privé et participer à la spéculation immobilière" se justifie pleinement à Paris. Que l'on ne se rende plus compte que ce n’est pas un loyer à 1300 euros pour 80m2 qui est injuste, mais bien le tarif moyen du parc locatif parisien qui est un scandale, montre à quel point nos esprits sont soumis à la logique du bourreau. Je vous renvoie aux kilos tonnes de pages d’articles pondus sur ce blog, chatoyant kaléidoscope des teintes de saloperie décomplexée observée chez certains bailleurs privés de cette ville qui, avec la passive complicité quand ce n'est pas avec l'aide fiscale, des gouvernements successifs, volent et précarisent des locataires coincés par le dieu marché. La note du 5 octobre 2017 de Natixis, pas spécialement un organe de propagande gauchiste, confirme que la baisse du pouvoir d'achat des Français est liée non pas à l’accroissement des inégalités des revenus mais à la hausse des prix de l'immobilier, et que les Français ont le sentiment de s'appauvrir à cause des prix du logement.


Doit-on définitivement accepter que les zones d’habitation se définissent en fonction des revenus ? 

Mettons de côté les quelques chanceux héritiers, s’il n’y avait pas le parc HLM à Paris, la capitale serait stratosphériquement déconnectée des revenus des Français. Le salaire médian français est de 1730 euros, le loyer moyen à Paris est de 1130 euros. Do the maths. C’est valable pour d’autres villes, mais avec les loyers parisiens (on parle de 1000 euros pour 25m2) on est déjà dans un autre monde, et ce depuis quinze ans, sans que cela trouble trop les gouvernements successifs.

D'un autre coté, les logements sociaux sont prisonniers d’une double image qui date. Ils doivent être réservés aux pauvres, et en conséquence être relégués à la périphérie de nos villes, et tous groupés au même endroit ce serait mieux. Alors que 65% des Français sont éligibles à un logement social, l'écrasante majorité n'en fait pas la demande. Pire, les logements sociaux personne n’en veut à côté de chez lui. Pour avoir fait un gros tour du foncier ces dernières années, je garantie (pour Paris) qu’ils sont plus fonctionnels et dans un meilleur état général que la plupart des logements privés que j’ai visités, pour ne pas dire tous.

Notons que la crapulerie de baisse des APL de l’androïde Macron va dans ce sens. La baisse des APL compensée en ponctionnant directement les bailleurs sociaux n’aura pas d’autres conséquences qu’une dégradation des conditions de vie des locataires du parc HLM. Et on a récemment vu à travers l'incendie de la tour Greensfell en Angleterre l'horrible conséquence de ce type de politique.
En respectant un quota et avec des loyers adaptés aux revenus, il est normal, même judicieux, que des revenus moyens voire supérieurs habitent dans les zones à forte densité de logements sociaux, comme il est impératif que des revenus modestes habitent décemment dans les zones que les riches se conservent jalousement (à travers la construction de nouveaux bâtiment, ou par l’entrée de la ville dans les copropriétés au gré des remises en vente). C’est dans l’intérêt du parc social et de la vie de la cité en général. Le débat sur la mixité scolaire est par ailleurs vain tant que l'on n'a pas avancé sur la diversité à l'intérieur des zones d'habitations.

Illustration : Gian Maria Volonte dans Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, d'Elio Petri (1970)

26 octobre 2017

Vers le nouvel âge de Facebook ?

par

De la Serbie au Guatemela, la petite entreprise de Mark Zuckerberg réalise actuellement de très instructifs tests.

Il s’agit de séparer du fil d’actu des comptes Facebook (à base d'"amis"), les contenus issus des pages Facebook (commercial, au sens très large).

Là, on se dit tous (sauf les community-manager) : - Cool, c’est à terme moins de contenus sponsorisés dans mon fil d’actualité !

Sauf que c’est oublier que Facebook c'est tout sauf le cool. C'est une entreprise libérale d’obédience carnassière, une gigantesque régie pub avec 2 milliards de clients auto-fichés dans sa nasse. C’est oublier la vision de nos progressistes amis de Palo Alto : vous êtes consommateur ou annonceur.

La seule ligne éditoriale du média Facebook est de faire rentrer le pognon. Entreprises comme particuliers sont quotidiennement bougés comme des pions selon les critères d’optimisation de cette ligne. L’algorithme de Facebook est modifiable sans préavis selon ses impératifs de rentabilité. Rien à redire là-dessus : chacun fait ce qu’il veut chez lui. Et malgré les apparences quand vous êtes sur votre compte Facebook, vous êtes chez Facebook et non chez vous. Cela a des avantages (c’est pas cher), mais aussi des inconvénients (mise à la porte sans sommation, changement unilatéral et aléatoire du règlement intérieur).

Pour les entreprises qui misent l’essentiel de leur communication numérique sur Facebook, ces tests sont un sérieux avertissement. Si la portée organique des pages est flinguée à grande échelle, la compétition va se durcir sur le marché de la présence dans vos fils d’actu, et les prix augmenter. Jusqu’à présent, certaines s’en sortaient avec de la créativité et la viralité sans trop débourser. Ça ne suffira plus.

Côté consommateur, en cas de généralisation de l'expérience, ne vous attendez pas à voir disparaitre les contenus des pages de vos fil d’actu. Les annonceurs qui mettront le prix continueront à s’afficher. Vous allez toujours en bouffer du Conforama et de l’offre C Discount pour votre anniversaire. Tous les autres pages en revanche, moins ou pas commerciales, les pages associatives etc… seront digérées dans le dédale de la confidentialité numérique.

Pourquoi s’arrêter là ? (Attention, vous entrez en territoire SF)

La prochaine étape pourrait être de faire raquer les particuliers, pas en mode abonnement comme tentent de parfois de le faire croire des chaines de mails dont le frisson d’angoisse qu’elles génèrent à la première lecture et la rapidité de leur propagation nous informent tout de même sur la sévérité de notre état de dépendance numérique.

Non, pourquoi ne pas adapter, dans une sorte de B2B (ou P2P) de l’intime, une bonne vieille technique de dealer ? Une fois qu’il est devenu hégémonique sur le quartier et qu'il t'a bien rendu accro à sa came, le dealer ferme le robinet et met les doses aux enchères pour toi et une sélection de tes copains les plus affamés.

Tu veux être lu et continué à être liké ? Entre ton numéro de CB.

Facebook fait d’abord son business de nos faiblesses dans une époque (que la compagnie a en partie enfanté) où chacun devient l’entrepreneur névrosé de la représentation la plus populaire possible de sa singularité.

Ce n'est qu'une hypothèse, l'environnement est technologiquement imprévisible et soumis aux bonnes vieilles ruptures générationnelles (Facebook est déjà un réseau de « vieux »). Mais, partant du fait qu’il y a encore dix ans peu d’entre nous imaginaient la prédominance actuelle de ce média (et de l’égo-bombing qui va avec) dans nos modes de communication en ligne, la plus grande partie du chemin n'est-elle pas déjà parcourue ?

"- Quoi mais c’est vraiment trop injuste ce monde libéral de merde !"

Oui mais non, au fond rien de neuf. Les annonceurs vont transférer des budgets d’un média à l’autre. Ceux qui n'ont pas d'argent pour faire de la pub n'en feront pas. Et les spectateurs resteront des consommateurs. Quel que soit le média.

Que Facebook se dévoile un peu plus à travers ces tests, admettant de se transformer peu à peu en média classique de télé-achat descendant (avec une fonction "interactivité entre amis") est une bonne chose. En revanche, les individus qui font l’erreur de trop privilégier Facebook pour communiquer et débattre devraient commencer à se diversifier, et progressivement migrer sur d’autres plateformes collaboratives ou personnelles, commerciales ou auto-financées.

Ou bien, retourner à leur blog.

Illustration : Black Mirror, S3E1, Netflix

9 octobre 2017

Flexibilité : Quand Macron et Collomb jouent aux Playmobils

par

Bande de riens. Gérard Collomb et Emmanuel Macron ont raison : vous êtes vieux et immobiles.

La vraie France de la Win ne se plaint pas. Elle est en marche. Elle fait des séminaires de remotivation le dimanche. Elle prend son petit déjeuner à Lyon vers 7h, déjeune sur le pouce à la cantine de Matignon, avant de faire quelques tournées l'après-midi en Uber (les chaises à porteur du XXIe siècle, la disruption est totale) dans les usines populacières de nos colonies de lointaine province pour sermonner aux feignants, virés au bout de 30 ans de boulot, comment mieux travailler pour moins cher à 5 heures de route de chez eux. Attention, il est important d’être armé pour affronter la bêtise crasse du salarié désemparé, un costume de chez Jonas et Cie fera l’affaire. C’est important pour être respecté, d'autant que c'est filmé. N’allez pas chercher la sophistication, puisque vous êtes chez les pauvres : un simple modèle à un SMIC fera l’affaire. 

Mais l’hyper-mobilité de la modernité en marche n'empêche pas de se détendre un peu. Vers 18h, la France de la Win se réunit à Cannes pour un afterwork constructif avec les derniers soutiens de gauche encore dans la secte. Le sujet : comment mieux récompenser ceux qui ont déjà tout, et leur assurer une meilleure sécurité dans ce monde de flexibilité ? Les tapas seront servis par Bruno Roger Petit.

Il est déjà 22h. Voilà un lundi bien rempli : 15h de boulot. Mais ça fait déjà trop "droit acquis" de compter ses heures, la France de la Win compte en kilomètres : 1840 kms dans la journée. Petite forme. Il est l'heure de se reposer. La journée de travail de demain risque d'être dérangée par les fonctionnaires. Mardi 10 octobre, les cyniques rétrogrades arpenteront en guenilles les rues de France pour la défense de quelques privilèges du monde ancien (salaire, retraite et autres luxes qui bouffent la marge nette de l'actionnaire). Don't care. La France de la Win est flexible, elle restera donc inflexible, et poursuivra son brainstorming sur la casse du code du travail par Google Hangout.

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